07-01-2016

Les cheminots belges ont mené une grève de 48h ces 6 et 7 janvier. Ils s’opposent au plan de la ministre de la mobilité Jacqueline Galant qui imposent des restrictions budgétaires et entre autre des non reconductions de postes (soit une perte équivalente à 6000 emplois).

Les travailleurs du rail dénoncent un plan qui menace leurs conditions de travail en dégradation constante et la mise en danger des usagers que cela entrainerait.

Les piquets étaient présents dans de nombreuses villes de Belgique. Nous les avons suivis plus spécifiquement à Bruxelles où de nombreux travailleurs d’autres secteurs sont venus les soutenir. Des délégations de France et de Flandre sont aussi venues en soutien.

Malgré le matraquage médiatique visant à criminaliser la grève, le suivi de la grève était important dans de nombreux services et les grévistes ont pris le temps de dialoguer avec leurs collègues tout au long de la grève pour tenter de les convaincre de la nécessité de rejoindre le combat. Sur cette base, certains ont alors décidé de rejoindre la grève.

Mais la pression n’a pas seulement émané du discours médiatique. Les huissiers étaient présents également pour intimider et menacer les grévistes d’astreintes s’ils maintenaient leurs piquets.

Les cheminots ont tenu bon et leur combat continue pour la sauvegarde de leur précieux service public.

Pour plus d’infos, lire la carte blanche « Pour une autre politique des chemins de fer en Belgique ».

Billy Miquel / Laure Miège / Krasnyi Collective