Bruxelles / 11-10-2020

Plus de 300 personnes au Carrefour de l’Europe, pour le droit à l’avortement.
Le droit à l’IVG est sans cesse menacé, partout dans le monde et le marchandage politique sur les droits des femmes à disposer de leur corps, c’est reparti pour un tour !
Appel à manifester : 
// CO-ORGANISATRICES DU RASSEMBLEMENT :
• Feminist & Queer Circle Extinction Rebellion Belgium
• FURIA
• Féminisme Yeah – SAP/Gauche Anticapitaliste
• Les Nouvelles Antigones
• Sororidad Sin Fronteras
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En Belgique comme à travers le monde, le droit à l’IVG est sans cesse menacé!
REJOIGNEZ-NOUS pour envoyer un signal clair : nous continuerons à nous mobiliser pour l’IVG et si iels nous oublient, nous ne l’oublierons certainement pas !
📣VIVALDI FAIT VALSER LE DROIT À L’AVORTEMENT !
Marchandage politique sur nos droits, c’est reparti pour un tour !
Le 15 juillet dernier, les 3 partis opposés (le CD&V, la NVA et le Vlaams Belang) à la proposition de loi visant à assouplir les conditions d’accès à l’interruption volontaire de grossesse ont obtenu un troisième renvoi du texte au Conseil d’Etat, reportant les débats et le vote à la rentrée parlementaire. La proposition de loi était pourtant en état d’être votée !
Depuis le mois d’août, le CD&V continue de mettre son veto sur le vote de la loi et en fait une condition stricte à sa participation à une coalition sans la NVA (coalition dite « vivaldi »). Dans la note des préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau, nous apprenons même qu’un comité scientifique « multidisciplinaire et indépendant » sera mandaté pour aider les partis de la coalition Vivaldi à trancher sur ce point au coeur de négociations houleuses. Comme si rien n’avait déjà été fait jusque là !
📣NOS DROITS NE SE NEGOCIENT PAS !
En Belgique, l’interruption volontaire de grossesse est actuellement encadrée par la loi du 15 octobre 2018 qui définit les conditions dans lesquelles l’IVG est autorisée. Ainsi, l’IVG doit intervenir avant la fin de la 12ème semaine de conception (équivalent à 14 semaines sans règles) et un délai de 6 jours doit absolument être respecté entre la première consultation et le jour de l’IVG. Si ces conditions ne sont pas remplies, la·le médecin et la·le patient.e sont susceptibles d’une peine d’un mois à un an de prison et d’une amende de 50 à 200 euros.
La proposition de loi sur la table répondrait en partie aux revendications que les professionnel·le·s de terrain et le mouvement féministe portent depuis des années. Elle prévoit une augmentation du délai d’interruption de grossesse à 18 semaines, ramène le délai minimal de réflexion obligatoire à 2 jours et reconsidérerait les sanctions pénales. Des conditions qui collent davantage aux réalités de vie des personnes ayant recours à une IVG.
Tant les conservateurs que les calculs des partis dits progressistes menacent de jeter la proposition de loi aux oubliettes ou de la vider de sa substance en retouchant aux différents délais. Le CD&V dit ne pas vouloir lâcher sur cette « question éthique », les autres partis parlent de leur responsabilité à former un gouvernement. Or, nous considérons que sacrifier une avancée aussi importante pour pour le droit de disposer de son corps n’a rien d’éthique ni de responsable !
📣UN ENFANT, SI JE VEUX, QUAND JE VEUX
L’interruption volontaire de grossesse est un DROIT qui doit être accessible à toutes les personnes en ayant besoin, sans distinction ni discrimination de quelque nature que ce soit.
➡️Nous refusons le marchandage politique sur le dos des femmes et des professionnel·le·s de terrain !
➡️ Nous appelons toutes les personnes concernées à se mobiliser et s’organiser jusqu’à l’obtention de la victoire sur cette bataille !
📍REJOIGNEZ-NOUS le dimanche 11 octobre pour envoyer un signal clair aux parlementaires : nous continuerons à nous mobiliser et si iels nous oublient, nous ne l’oublieront certainement pas ❗️

Dominique Botte / Krasnyi Collective