Ce jeudi 20 novembre, à Bruxelles, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant l'Hotel de ville de Bruxelles pour protester contre les violences policières et dénoncer l'instrumentalisation des évènements lors de la grande manifestation syndicale du 6/11.

Alex GD / Collectif Krasnyi
 

 

Communiqué de presse : 

Une centaine de manifestants : « Arrestations préventives = loi liberticide »

Cet après-midi une centaine de personnes se sont rassemblées dans une ambiance combative et revendicative devant la maison communale de Bruxelles. Couchés par terre, entourés de calicots brisés, les manifestants ont simulé une arrestation collective en s’asseyant en file les mains liées afin d’illustrer les excès et la violence que les militants subissent régulièrement en manifestation. Ce rassemblement répondait à l’appel de la campagne Stop Répression des JOC afin de dénoncer l’instrumentalisation des évènements du 6 novembre pour avancer des projets de lois répressives (arrestations préventives, intervention de l’armée,…).

« Nous avons constaté que la liberté d’expression fonctionne différemment pour les uns et les autres : alors que les policiers ont pu se rassembler dans la cour de la maison communale la semaine passée, aujourd’hui l’accès nous a été interdit. » s’insurge Magali Gillard des JOC Bruxelles.

Ceci montre que les mesures répressives permettent une sélection arbitraire et mènent inévitablement à un régime de deux poids deux mesures.

Si les manifestants soutiennent la revendication légitime de la sécurité au travail, ils ne peuvent pas accepter que certains policiers et leurs organisations, notamment le SLFP, utilisent un débordement minoritaire pour défendre des propositions liberticides, pour durcir la politique sécuritaire de l’Etat et mettre ainsi en danger les droits démocratiques de toute la population.

Les mesures antisociales qui frappent la population depuis plusieurs années amplifient la colère légitime de celle-ci. Les revendications du SLFP appuient le programme ultra-sécuritaire du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, qui vise à museler la contestation. Pour les manifestants, la répression n’est jamais une solution.

Les participants appellent à accentuer la mobilisation, tant contre le programme antisocial du gouvernement lors des grèves et manifestations à venir que contre son programme antidémocratique et sécuritaire, notamment lors de la manifestation du 15 mars à l’occasion de la journée internationale contre les brutalités policières.

Une action de la Campagne Stop Repression avec le soutien des JOC bruxelles, des JAC, Agir pour la Paix, EGA, COMAC, USE.