Ce samedi 25 mai, à l'appel de plus d'une trentaine de collectifs, associations, syndicats et organisations politiques, près d'un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Paris en direction de Matignon pour interpeller les politiques et collectivités locales sur les conditions vie dans les bidonvilles.
En effet, ce sont près de 10 000 personnes qui vivent dans les bidonvilles de la région parisienne. Rappelons le : vivre en bidonville ou en logements insalubres, c'est supporter la crainte d'être expulsé, chassé constamment. C'est la difficulté de ne pouvoir bénéficier de soins réguliers, assurer une scolarité suivie à ses enfants (quand ils ne subissent pas de "refus de scolarité"), et une stabilité nécessaire à la recherche d'un emploi.
Habitants des bidonvilles et mal-logés se sont donc réunis ce samedi pour dénoncer cet état de fait que le gouvernement induit par son inaction. Les revendications étaient très claires : l'arrêt immédiat des destructions des bidonvilles et des expulsions du territoire français, la mise en place de mesures concrètes pour un relogement pérenne pour tous ainsi que pour l'accès aux droits fondamentaux.
C'est donc dans une ambiance festive et combative que ce sont retrouvés roumains, bulgares, maliens et précaires de tous les horizons pour porter d'une seule voix et en plusieurs langues ces mots d'ordre. Cette manifestation a été un succès, et l'on espère que cette coordination naissante renouvellera ses appels, que la solidarité permettra une expansion de son action et que leurs revendications soient enfin entendues.

Marieau Palacio / Collectif Krasnyi