Le 6 mai 2012, au terme de 10 jours de marche depuis Florange, les syndicalistes sidérurgistes arrivent à Paris. Comme la marche des Beurs[1] en 1983, leur objectif est de faire entendre leur combat : sauver la sidérurgie lorraine.

Au Trocadéro, près de 2000 personnes accueillent les ouvriers lorrains. Quand sur la scène les artistes se succèdent pour leur apporter leur soutien, Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls négocient leur entrée sous les feux des projecteurs. Après tout, la campagne tourne à plein régime ! Mais, ils n’auront droit qu’aux coulisses.

A quelques jours du premier tour des élections présidentielles, une telle action permet une médiatisation certaine. Trouver un repreneur soutenu par l’Etat ou nationaliser. C’est la question qui va s’imposer dans le débat public durant les mois qui suivront.

Retours en images sur des instants de lutte.

Marieau Palacio / Collectif Krasnyi

 


[1] En 1983, dans un contexte de crise économique important, la Marche pour l’Egalité et contre le Racisme, première mobilisation de ce type réunit plus de 60 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer le racisme contre les travailleurs immigrés et revendiquer une carte de séjour de 10 ans et le droit de vote pour les étrangers. Elle sera surnommée Marche des beurs dans les médias. D’autres marches se succèdent ainsi dans les principales villes françaises.

Carnet 1/5 – Florange : Rétrospective d’une lutte emblématique.

Carnet 3/5 Florange : De l’Assemblée Nationale à Bercy, maintenir la pression