Bruxelles / 11
-06-2016 /

Alors que la semaine de négociation sur le TTIP s’ouvre à Bruxelles, des représentants du règne animal et végétal plus connu sous le nom d’EZLN (Ensemble Zoologique de Libération de la Nature) ont ouvert le bal des TTIP games.

Bien que le lieu des négociations était tenu secret pour les négociateurs eux-même, au plus profond de son bayou le sous-commandant crocodile a su être à l’écoute du sifflement du vent à travers la mangrove. Son interprétation des signes a été transmis à la sous-commandante corneille qui, armée d’une carte, a guidé la meute à travers les forêts bétonnées de l’urbanité pour débusquer ces négociateurs d’un projet liberticide et écocide.

Ils ont d’abord cru pouvoir les débusquer à la Direction générale (DG) du Commerce de la Commission européenne. Mais après avoir fouillé le hall, non sans y avoir laisser quelques traces (feuilles, branches, etc), ils ont du se rendre à l’évidence.

Mais c’était sans compter le prodigieux odorat de la sous-commandante renarde qui a flairé la piste jusqu’au lieu des négociations : le Centre Albert Borschette dans le quartier européen.Après avoir fait raisonner leur cri de ralliement jusqu’à la canopée, la meute, au pas de course, en pris la direction.

Le piste était bonne. A défaut d’être accueillis par les négociateurs humains, ils ont essayé d’entrer dans le bâtiment mais en ont été empêchés. Aucun et aucune des membres de l’EZLN n’a fini au chenil, enfin cette fois-ci. A l’heure où j’écris ces lignes, ils doivent avoir tous et toutes rejoint leur biotope pour peu qu’il existe encore.

Enfin je ne saurais être honnête sans citer l’avertissement donné par la sous-commandante girafe avant de rejoindre sa savane natale : «Ce processus, tout comme le contenu du TTIP, est anti-démocratique. Le traité va violer les droits sociaux et environnementaux et va mettre à mal notre démocratie. On fait ce type d’actions car les décideurs européens font la sourde oreille à l’opposition des citoyens européens. La pétition contre le TTIP a récolté plus de 3 millions de signatures. C’est la plus grosse pétition européenne jamais réalisée. Le déni est total. Même l’opposition des communes et des Régions parmi lesquelles Bruxelles-Capitale n’y change rien. La Commission européenne essaie de passer en force ce traité».

Jerôme Peraya / Krasnyi Collective