Bruxelles / 14-05-2018 /

Cette après-midi dans le quartier de la gare du Nord, une soixantaine d’activistes de l’Ensemble Zoologique de Libération de la Nature (EZLN) se sont introduits dans les locaux d’ENGIE pour dénoncer le projet d’enfouissement de déchets radioactifs en Belgique. Déguisés en animaux, les activistes de l’EZLN ont abandonné une dizaine de faux barils nucléaires dans le hall d’entrée. Ils accusent ENGIE de crimes environnementaux et climatiques avec la complicité des ministres fédéraux Kris Peeters et Marie Christine Marghem.

«Il n’existe aucune solution pour ce type de déchets nucléaires mais les enfouir sans étudier l’impact environnemental que cela aura sur le long terme et sans aucune possibilité d’y accéder en cas d’incident, c’est potentiellement un crime contre l’environnement et un crime contre l’humanité que les ministres en charge s’apprêtent à autoriser», déclare l’EZLN. Cette action vise à mettre la pression sur le gouvernement belge afin qu’il mette en place une politique de stockage sécurisé mais qui reste accessible afin de pouvoir réagir en cas de besoin. L’EZLN déclare également qu’il faudrait fermer les centrales bien avant 2025 tel que prévu par le plan énergie-climat 2030 car la meilleure manière de gérer les déchets c’est de ne pas en produire”.

Au-delà de la question des déchets nucléaires, ENGIE Electrabel est le pire fournisseur belge en matière d’énergie renouvelable selon le classement “Mon électricité verte”. L’EZLN déclare que l’énergie nucléaire est souvent considérée à tort comme une alternative aux énergies fossiles car la disponibilité de cette forme d’énergie a pour conséquence de freiner les investissements et le développement des secteurs de l’énergie renouvelable comme l’éolien et le photovoltaïque. « L’idéal pour l’environnement et le climat mais aussi pour la sécurité et la justice fiscale serait de voir disparaître des géants comme ENGIE, qui placeront toujours le profit avant la sécurité des citoyens et le respect de l’environnement, pour laisser émerger des coopératives de
production d’énergies renouvelables.».

Jérôme Peraya / Krasnyi Collective