Bruxelles / 08-05-2019 /

Ce mardi 7 mai, 70 personnes (étudiant.e.s, enseignant.e.s et autres citoyen.ne.s) ont réalisé une action « sit-in » sans autorisation devant le siège du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec des calicots, affiches « enseignement/étudiant.e/prof à vendre, à louer, en liquidation » et autres slogans. Une grande bâche Enseignement supérieur en liquidation, écoles en résistance ! (auparavant sur la façade de l’école IESSID) a été déployée devant le siège.

Un constat clair : la dégradation continue du financement de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, dans un contexte d’enveloppe financière fermée et d’augmentation
continue du nombre d’étudiant.e.s à former. Il s’agit d’une action à l’appel du mouvement M.A.R.E.E.S (Mouvement d’Action et de Résistance pour l’Evolution de l’Enseignement Supérieur) qui réalise sa deuxième action avec la FEF (Fédération des Etudiant.e.s Francophones) après un envoi massif depuis ce 1 er mai de mails aux parlementaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le cabinet du Ministre Marcourt a proposé de les rencontrer suite à cette première action d’« inondation » ce jeudi 9 mai. Ils y déposeront leur propre bilan de la législature Marcourt. Ce mardi par contre, c’est tout le gouvernement actuel et futur qui est visé par les revendications à mettre à l’agenda de la prochaine législature.

Il s’agit un groupe d’enseignant.e.s et d’étudiant.e.s indigné.e.s par les réformes successives à l’œuvre dans l’enseignement supérieur depuis plusieurs années et inquiet.e.s de leurs effets délétères sur tous les acteur.trice.s. Fatigué.e.s mais non résigné.e.s, elles.ils ont décidé de se (re)lever et de proposer à toute personne intéressée par la démocratisation de l’enseignement supérieur et le maintien de sa qualité, de se joindre à leur mouvement de protestation. Elles.ils se sont constitué.e.s en un collectif  au départ de l’école IESSID, campus de la HE2B. Ne s’estimant plus en mesure d’assumer dans la dignité humaine l’ensemble de leurs missions et activités de formation, le collectif s’est engagé dans un projet visant à se réapproprier et réinventer leur institution et lui rendre les moyens de fonctionner dignement, par ces actions notamment.

Jérôme Peraya / Krasnyi Collective