Bruxelles / 17-09-2020 /

Appel de l’évènement :
Après l’incendie du camp de réfugiés de Moria sur l’île de Lesbos dans la nuit du 8 au 9 septembre, 13.000 réfugiés, dont 4.000 enfants, se sont retrouvés sans abri. Pendant des années, des milliers de personnes ont été détenues dans des conditions épouvantables dans un camp qui dépasse de nombreuses fois sa capacité. La violence, les problèmes de santé mentale, les tentatives de suicide et l’automutilation étaient omniprésents, y compris chez les enfants. Le Corona a rendu la situation « explosive ». Le camp a été complètement fermé du monde extérieur pendant des mois en raison de la peur des infections. Ce n’est pas sans raison que l’Agence des droits fondamentaux de l’UE qualifie la situation dans les îles grecques le « problème des droits de l’homme le plus préoccupant de l’Union ».
Dans notre pays, de nombreux bénévoles et de nombreuses organisations à but non lucratif telles que Vluchtelingenwerk Vlaanderen, 11.11.11., Amnesty, Ciré, #Gent Zonder Grenzen, Platform Kinderen op de vlucht, Caritas International, … travaillent dur pour trouver ensemble avec les autorités des solutions afin de répartir de façon solidaire l’accueil des réfugiés.
Si tous les États membres européens travaillent ensemble maintenant, chaque pays devra fournir un abri à moins de 500 personnes pour aider toutes les personnes du camp incendié.
C’est pourquoi nous nous réunissons devant le Parlement européen.
Nous demandons:
1. L’accueil immédiat en Belgique d’au moins 500 réfugiés de Moria, avec un effort supplémentaire pour les réfugiés mineurs.
2. Davantage de ressources pour un budget européen pour le droit d’asile, pour un accueil humain et une orientation des réfugiés en Europe. Cela contraste avec l’augmentation du budget de l’Agence européenne des gardes-frontières, Frontex, dont le budget a été augmenté de 32,4% en 2020 par rapport à 2019 avec l’objectif d’atteindre 10000 gardes-frontières d’ici 2027,
3. Le nouveau pacte de l’UE sur les migrations (novembre 2020) doit œuvrer en faveur d’un système durable de migration et d’asile qui ne s’effondrera pas avec la première augmentation du nombre d’arrivées dans l’UE. Au minimum, nous exigeons que le pacte se concentre sur une opération européenne de sauvetage en Méditerranée; un plan européen pour une meilleure répartition des responsabilités dans la zone d’accueil; et les voies d’accès légales pour les personnes en fuite.

Dominique Botte / Krasnyi Collective