Bruxelles/ 01-12-2016 /

Un avion, des vacances pour certains, du travail pour d’autres ou des visites à des parents géographiquement éloignés.

Puis des cris. De la douleur. De la souffrance.

Les passagers du vol en attente de décollage questionnent : une personne est entrain d’être expulsée, suffoque et crie de douleur suite au traitement violent qui lui est infligé par les agents de l’Etat.

L’ensemble des passagers se lèvent, les cris se propagent avec l’incompréhension au sein de ces êtres humains qui n’imaginaient pas leur départ sur fond de torture. Les minutes sont longues avant que  le commandant de bord n’intervienne pour calmer ses passagers. Et quand cela fut fait, la police monte à bord et désigne arbitrairement six personnes pour une arrestation judiciaire. Au cours des 24 heures qu’a duré leur séjour au cachot toute communication à leur égard s’est faite dans une langue (le néerlandais) qu’il ne comprenait pas y compris les papiers et déclaration à signer.

Ces six personnes n’étaient pas des militants, c’était des êtres humains qui ont une réaction qui ne peut qu’être qualifier d’humaine : ils ont réagis au cris de souffrance de l’autre. C’est pour cette raison qu’ils sont aujourd’hui inculpés pour rébellion et entrave méchante à la circulation aérienne.

Il y a dix huit ans, s’ils avaient pu être dans l’avion de Semira Adamu, ils lui auraient sans doute sauvé la vie.

Aujourd’hui, une centaine de personnes, venant parfois d’Allemagne ou de France,  se sont mobilisées, devant le Palais de Justice, pour soutenir ces six héros et dénoncer une société qui criminalise la solidarité et l’indignation face aux traitements inhumains.

Jérôme Peraya / Krasnyi Collective