Ce samedi 22 février 2014 entre 50 et 60 000 personnes ainsi que plus de 500 tracteurs ont pris les rues de Nantes afin de dire NON au projet d'aéroport à "Notre dame des landes". Le dispositif policier était très impressionnant, pratiquement la moitié de la ville était occupée par ces derniers.

Ce climat instauré par la préfecture de Nantes (avec un parcours de manifestation loin des regards) n'a fait qu'attiser les tensions entre forces de l'ordre et un partie des manifestants. Et ce qui devait alors arriver, arriva… Jet de pierres contre nuages de gaz lacrymogène, bombes assourdissantes, canon à eau et flash-ball. La Police à évité tout corps à corps face au nombre de manifestants, profitant de leurs suprématie armée.

Le gouvernement français, Manuel Valls en tête, a directement condamné ces violences, sans essayer de comprendre le dégoût d'une génération qui se retrouve dans un espace publique franchisé, privatisé et surveillé de partout, favorisant la discrimination et les inégalités. Il est vrai que de nombreux dégâts sont à déplorer mais cela concernait surtout des panneaux publicitaires, de nombreux parcmètres  ainsi qu'un bureau et une grue de chantier de VINCI (BTP).

Au sujet des blessés, les médias ont fortement relayé toute la soirée du 22 le chiffre de 6 policiers blessés faisant ainsi l'impasse sur les manifestants blessés par les tirs de grenades ou de flash-ball au niveau de la tête et d'autres partie du corps.

Il est évident que la Mairie et la préfecture étaient au courant des risques de débordements de cette manifestation mais aucune mesure n'à été prise pour désamorcer les tensions à prévoir. Le dispositif policier était plus que visible et même provoquant. Les autorités voulaient une démonstration de violence (hors zad) afin de criminaliser le mouvement et ainsi leur délier les mains pour les interventions policières à venir lors de possibles prochaines tentatives  d'expulsions.

Les médias officiels ont à nouveau soutenu les positions de l'élite et  ont diffusé leur propagande.

Pierre Vanneste / Collectif Krasnyi