25-07-2015

Nous sommes devant la poste de Berkeley,  près de San Francisco aux Etats-Unis. De nombreux habitants se rassemblent.
Certains sourient en se partageant un gros gâteau pour l’ occasion. D’ autres arborant des couleurs et fanions syndicaux se saluent chaleureusement. Des musiciens se préparent.  Des pancartes  » Rendez nous notre poste » ou encore  » Pas à vendre », jonchent le sol.

Tous se réunissent aujourd’hui pour fêter une victoire,  celle de la sauvegarde de leur bureau de poste et des emplois qui allaient avec.
Cela faisait 3 ans qu’ils luttaient contre la vente du bâtiment centenaire menaçant non seulement un des rares biens publics mais annonçant aussi la création de logements de luxe et la hausse des prix des logements qui en découle. Cela faisait trois ans que ces habitants,  et ceux qui les soutiennent,  associations, militants et syndicalistes avaient enchaîné manifestations,  pétitions,  rassemblements et occupation du bâtiment.

Et ils ont gagnés.  La victoire était belle et ponctuée de chansons engagées écrites pour ce combat et d’autres avant. Mais ce qui est clair dans tous les esprits, c’ est que cette savoureuse nouvelle ne fait que les renforcer et donne du courage pour affronter toutes les autres batailles qui les attendent. Cette poste est sauvée et restera publique mais le processus de privatisation et celui de gentrification continuent d’avancer,  en détruisant services et logements abordables sur son passage.

Ce que le combat de Berkeley a su démontrer, c’ est que la lutte paie.

Laure Miège / Karim Brikci-Nigassa / Collectif Krasnyi