03/06/15

Les parents et les élèves de l’école J.J Michel à Saint Gilles se mobilisent pour obtenir la régularisation de Joël et de sa maman qui sont menacés d’expulsion depuis le 9 avril. Atteint d’une maladie rare et grave, les médecins de Joël estiment que s’il retourne au Rwanda, il risque un décès précoce. Organisés en comité de soutien, les parents et élèves ont manifesté devant le siège de l’Office des étrangers afin de remettre une pétition exigeant leur régularisation.

Karim Brikci-Nigassa / Collectif Krasnyi 

Communiqué de presse : 

Pour la régularisation de Joël et sa maman !

Remise, en famille, de la pétition à l'Office des Etrangers le 3 juin

Pour rappel, Joël et sa maman sont menacés d'expulsion depuis le 9 avril dernier. Ils sont arrivés en 2010 en Belgique du Rwanda, pour faire soigner Joël alors âgé d'un an. Atteint d'une maladie rare et grave – la dysplasie osseuse, Joël s'est déjà fait opérer plusieurs fois en Belgique à l'Hôpital des Enfants. Les médecins belges estiment que s'il retourne au Rwanda, Joël risque un décès précoce, causé par une insuffisance respiratoire, les soins spécialisés n'y étant pas disponibles. L'Office des Etrangers n'est, lui, pas du même avis et a décidé de le renvoyer avec sa maman dans leur pays.

Interpellés par son institutrice, des parents de l'école J.J Michel, constitués en comité de soutien, ont lancé une pétition pour la régularisation de Joël et sa maman Peace (https://15765.lapetition.be/) qui a déjà reçu 5000 signatures en 1 semaine seulement et un groupe FB qui a plus de 3850 sympathisants. Les enfants de 5e primaire ont également lancé une pétition ; des élèves, avec leurs instituteurs, ont réalisé des banderoles, des dessins pour soutenir leur camarade d'école.

Le Comité de soutien exige la régularisation rapide de Joël et de sa maman Peace. Cette mobilisation a reçu un soutien énorme mais… à ce jour, aucune réaction de l'Office des étrangers ou du Secrétaire d'état compétent, M. Franken.

C'est pourquoi, ce jeudi 28 mai, plus de quatre-vingt parents, enseignants et élèves du primaire se sont réunis à l'école. Entres autres actions, ils ont décidé de porter les trois pétitions – des enfants, en ligne et papier – à l'Office des étrangers.