Si Can Vies va a terra, els barris en peu de guerra

Barcelona dice basta. El desalojo este lunes de Can Vies, centro social ocupado desde 1997, no podía quedar sin respuesta. Situado en el barrio de Sants de Barcelona, Can Vies era todo un referente la cultura popular y la autogestión, un lugar de encuentro y asambleas para llevar a cabo múltiples y muy diversas actividades, donde otras formas de hacer eran posibles.

Frente al apoyo mayoritario de los vecinos y asociaciones que han crecido a su alrededor y un amplio rechazo colectivo a la orden de desalojo, el ayuntamiento ha hecho oídos sordos y se ha apresurado a llevar una grúa que, tras un dificultoso desalojo (las 12 personas que había dentro se habían preparado el día después de las elecciones europeas, algunas encerradas en un búnker con bombonas de butano) derrumbó las paredes del edificio ese mismo día.

"Si Can Vies va a terra, els barris en peu de guerra"

Y así la rabia, rechazo e indignación se echaron a las calles en protesta, y la misma grúa acabo ardiendo en llamas esa misma madrugada. Ardieron también furgonetas institucionales y contenedores convertidos en barricadas esa y las dos noches siguientes al desalojo. La mecha se extendió en solidaridad hacia los distintos barrios de Barcelona y a otras ciudades del estado español.

Miércoles distintas marchas convergieron en el epicentro de Sants para sumar una multitud de unas 7.000 personas, según el medio independiente La Directa – que por cierto fue atacado sin motivo por los Mossos (policía de Catalunya) la noche del desalojo, rompiendo los cristales del local e hiriendo a un trabajador en el interior. Los manifestantes marcharon bajo una intensa lluvia con el respaldo de los vecinos que tocaban cacerolas desde los balcones, hasta que la policía cargó disparando proyectiles. Los disturbios continúan y las caceroladas en las ventanas cuando se avistan los cuerpos policiales también.

Barcelona de noche, en especial el barrio de Sants, se convierte en un estado policial: detenciones arbitrarias, cargas y helicópteros sobrevolando las calles. Las convocatorias a manifestarse son diarias y multitudinarias, y lo serán por muchos días más. El colectivo Can Vies exige la liberación sin cargos de los detenidos; el fin de la presencia, violencia y persecución policial; que se paren todos los desahucios y procesos de desalojo que amenazan otros centros en peligro; y que se les deje reconstruir el edifico en paz.

Collectif Krasnyi Barcelone a dit « Assez !». L'expulsion lundi de Can Vies, un centre social occupé depuis 1997, ne pouvait pas rester sans réponse. Situé dans le quartier de Sants à Barcelone, Can Vies a toujours été un point de référence de la culture populaire et de lieu d’autogestion, un endroit de rencontres et d’assemblées pour effectuer de multiples et diverses activités et où d'autres façons de faire étaient possibles.

Face au soutien massif des habitants et des associations qui s'est développé autour de lui et au grand rejet de l'ordre d'expulsion, le conseil du district a fait la sourde oreille. Il n'a pas tardé à utiliser une grue, après une expulsion difficile (les 12 personnes à l'intérieur s’étaient préparées à leur expulsion le lendemain des élections européennes, certaines s’étaient enfermées dans un bunker avec des bouteilles de gaz) pour détruire les murs du bâtiment.

"Si Can Vies va a terra, els barris en peu de guerra" (« Si Can Vies tombe à terre, le quartier part en guerre »)

Ainsi la colère, le rejet et l'indignation se sont propagés dans les rues par la protestation, et la grue se retrouva en feu le matin même. Des cars institutionnels ont également brûlé ainsi que des conteneurs qui se transformèrent en barricades les deux nuits qui ont suivi l'expulsion. La mèche s’est étendue par solidarité dans différents quartiers de Barcelone et dans d'autres villes d’Espagne.

Mercredi, différentes marches ont convergé à l'épicentre de Sants pour se joindre à une foule d'environ 7000 personnes, selon le média indépendant – La Directa – qui, la nuit de l’expulsion, a été attaquée sans raison par les Mossos (la police de Catalunya ), brisant les fenêtres de la section locale et blessant un travailleur à l'intérieur. Les manifestants ont défilé sous une pluie battante avec le soutien de voisins qui jouaient des casseroles de leurs balcons, jusqu’à ce que la police les disperse à coups de tirs.  Les émeutes continuent tout comme les casseroles aux fenêtres lorsque passe l'hélicoptère.

L'Assemblée du quartier Sants exige: la démission du conseiller du district et du maire de Barcelone; la libération des détenus sans inculpation; la fin de la présence, de la violence et de la persécution policière; que cessent toutes les procédures d'expulsion qui menacent d'autres centres en danger; et la suspension de la démolition qui permettra de les laisser reconstruire le bâtiment en paix.

Mayu Ruiz / Collectif Krasnyi