They drink their çay (tea) in the shadow of their tents, set up in Boğazlıyan in the middle of Anatolia. Most of them are landless Kurdish workers from Suruç, a town in the eastern province of Urfa. The families often have few employment options and are struggling to make ends meet. They keep on moving from one province to another to work in the fields like millions of fellow sufferers.

It’s estimated that nearly half of the 6.5 million agricultural workers in Turkey are seasonal workers. They often come from rural areas were they couldn’t benefit enough from educational opportunities. The laborers are forced to work and live in miserable circumstances with no perspective. The living conditions mostly lead to the spread of diseases. In addition, the use of pesticides leads to a variety of occupational accidents (poisoning, burns, etc.), and many occupational diseases. But because they live outside of urban areas and are frequently moving the workers and their families can’t reach the necessary health care. Also a lack of health insurance and the absence of health protection information is a problem. In some cases they even aren’t paid by the employer. Children must also travel with their parents. They work to contribute to the family budget. Which means they can’t go to school and keep staying in a vicious circle of illiteracy and poverty.

Ils boivent leur cay (thé) sous l'ombre de leur tente à Boğazlıyan au beau mileu de l'Anatolie. La plupart d'entre eux sont des travailleurs sans terre Kurdes de Suruc, une ville de la Province d'Urfa. Les familles ont souvent peu d'option en terme d'emploi et luttent pour joindre les deux bouts. Ils continuent à se déplacer d'une province à l'autre pour travailler dans les champs comme des millions de compagnons d'infortune.

On estime que près de la moitié des 6,5 millions de travailleurs agricoles en Turquie sont des travailleurs saisonniers. Ils viennent souvent de zones rurales d'où ils ne pouvaient pas bénéficier de possibilités d'éducation suffisantes. Les ouvriers sont obligés de travailler et de vivre dans des conditions misérables et sans perspective. Les conditions de vie pour la plupart conduisent à la propagation de maladies. En outre, l'utilisation de pesticides conduit à une variété d'accidents du travail (d'intoxication, brûlures, etc), et de nombreuses maladies professionnelles. Mais parce qu'ils vivent en dehors des zones urbaines et sont souvent en mouvement, les travailleurs et leurs familles ne peuvent pas accéder aux soins de santé nécessaires. L'absence d'assurance maladie et l'absence d'informations sur la protection de la santé est aussi un problème. Dans certains cas, ils ne sont même pas payés par leur employeur. Les enfants doivent aussi voyager avec leurs parents. Ils travaillent pour contribuer au budget familial. Ce qui signifie qu'ils ne peuvent pas aller à l'école et sont contraints de rester dans le cercle vicieux de l'analphabétisme et de la pauvreté.

Ali Selvi / Collectif Krasnyi