Toulouse / 25-05-2019 /

Ouverture d’un squat pour demandeurs et demandeuses d’asile qui, d’ores et déjà, héberge plus de 500 personnes.

 

Nous sommes un collectif qui s’appelle « collectif Russel ». de par ce collectif, nous avons eu à faire des démarches avec la préfecture. De par ces démarches, nous n’avons pas eu de solution de relogement qu’ils nous ont promis sur une période d’une année. Sur cette période d’un an, il n’y a personne qui à été relogé. Du coup, nous avons réitéré nos demandes en lien avec « France Horizon » pour qu’ils puissent faire un recensement afin qu’ils puisse nous reloger.

La préfecture nous dit qu’elle va faire une évaluation sur une période d’un mois et de pars cette évaluation, nous n’avons toujours pas de réponse. Mais soyons réaliste, si sur une période d’une année, ils n’ont pas pu nous reloger, ce n’est pas sur période d’un mois qu’ils pourrons le faire. Donc nous devons trouver des solutions.

Nous n’avons aucun soutien des institutions, donc nous venons revendiquer nos droits.

D’après les dernières statistiques du DAL (Droit Au Logement), sur la région Midi-Pyrénées, il y a plus de 6500 logements inoccupés. Donc nous par rapport à ces statistiques, nous n’avons vu qu’une solution, occuper les bâtiments vides en phase de destructions afin que nous demandeurs d’asile qui ne revendiquons rien de plus que leurs droits.

Cela fait plus de trois jours que nous sommes ici. A l’origine, nous étions une fraction de personne dons je fais partie. Nous avons campé ici et au bout de trois jours, nous avons décidé d’ouvrir ce bâtiments en attendant que la préfecture puisse trouver une solution.

La police est venue nous dire que c’était une zone à risque, le propriétaire à dit que ce n’était pas une zone à risque mais à inondation. La seconde chose qui ce passe, c’est que la police attend que la préfecture donne son avis d’expulsion pour pouvoir nous expulser, sachant que nous somme dimanche aujourd’hui, jour des élections européennes. Vu que cela fait trois jours que nous somme ici et que l’état ne nous accueille pas correctement, on est chez nous.
Au début, nous étions 350, puis il y à 150 albanais qui sont arrivés en plus, nous somme donc 500 sur le site avec femmes et enfants.

Par rapport à Toulouse, ils disent que c’est la porte d’entrée de la migration. Il y a un grand flux migratoire entre l’Italie et l’Espagne et que la problématique du logement est très importante içi. Que même les français natifs n’arrivent pas à trouver un logement décent, ce qui fait que les étranger demandeurs d’asiles qui arrivent.

Ce qui faut savoir, c’est que « demandeurs d’asile » est une demande de protection, qui dit protection dit appel à l’ordre publique qui doit intervenir. Tout est légiféré. Le contexte migratoire est un flux à l’échelle européenne. Si nous avons décidé de prendre ce bâtiment aujourd’hui de par cette date mémorable (26.05.2019, date des élections européenne) c’est que c’est une problématique non pas à l’échelle d’une collectivité mais à l’échelle européenne. Du coup nous nous posons comme question, « quelles sont les moyens indispensable à l’accueil car l’union européenne co-finance déjà la France pour l’accueille des demandeurs d’asiles ».

On est toujours dans la paupérisation, mais on essaye de trouver des moyens pour s’en sortir par ce que le Droit au Logement est un droit ici applicable à tous. Quand la devise d’un pays est « Liberté, Égalité, Fraternité », il est où ce principe de fraternité ?

Ben Art’Core / Krasnyi Collective