Bruxelles 18/12/2025
La capitale européenne était à l’arrêt. Des milliers de tracteurs venus de toute l’Europe ont envahi les rues, bloqué les axes et imposé leur présence. Face au Parlement européen, les travailleur·euses de la terre ont fait entendre une colère ancienne, profonde, étouffée trop longtemps. Une colère qui ne demande plus la permission.
Agriculteur·rices, paysan·nes, éleveur·euses, ouvrier·es agricoles se sont levé·es ensemble pour dire stop. Stop à l’étranglement économique. Stop aux politiques agricoles destructrices. Stop au traité UE–MERCOSUR.
Sous pression permanente, écrasé·es par des prix indécents, sacrifié·es par les coupes budgétaires de la PAC et soumis·es à une concurrence internationale déloyale, les travailleur·euses de la terre refusent désormais le silence. La soupape devait céder. Elle a cédé. La colère a débordé, visible, brute, immédiatement réprimée par l’État. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la véritable violence n’est pas dans la rue, elle est institutionnelle. Elle réside dans les décisions prises loin des champs, loin des réalités, au service des marchés et contre les vies.
Cette mobilisation est un cri collectif pour la dignité. Pour un revenu décent. Pour la reconnaissance d’un travail essentiel à la survie de toutes et tous. La lutte s’organise, se renforce, durcit le ton face à un système qui sacrifie les humain·es, détruit les campagnes et ravage la planète au nom du libre-échange.
Alors qu’Ursula von der Leyen a annoncé aux dirigeant·es des 27 États membres de l’Union européenne le report à janvier de la signature de l’accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur, la rue rappelle une vérité fondamentale : la souveraineté alimentaire n’est pas négociable. Elle est un droit collectif. Un pilier de la justice sociale, écologique et économique. Importer une agriculture industrielle destructrice tout en précarisant celles et ceux qui nourrissent les peuples ici est une violence politique assumée.
Cette manifestation est aussi un acte de solidarité internationale. Solidarité entre les agricultures européennes, premières victimes des accords de libre-échange. Solidarité avec tous les peuples pris au piège d’un modèle qui transforme la terre en marchandise. En interpellant directement le Conseil européen, les manifestant·es exigent un changement radical de cap. Pas des ajustements. Pas des promesses. Un renversement.
La lutte continue. Elle s’organise.
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Dominique Botte |Krasnyi Collective
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