Exposition – 30 ans de centres fermés

La Belgique a été, à plusieurs reprises, condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de l’enfermement et des conditions de vie à l’intérieur des centres fermés, notamment pour non-respect de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (qui traite de l’interdiction de recourir à la torture et à tout traitement inhumain ou dégradant) et pour non-respect de l’article 8 de la même Convention, relatif au respect de la vie privée et familiale (entre autre lorsque maris, femmes et enfants sont séparés dans les centres ou que les détenus n’ont pas le droit de voir leurs proches ou de communiquer avec eux).

La Cour européenne des droits de l’homme estime donc que le traitement appliqué dans les centres fermés en Belgique relève d’un traitement inhumain et dégradant et que cette privation de liberté est en contradiction avec les droits humains fondamentaux.

En 2023, nous «fêtons» à la fois les 30 ans de l’existence officielle des centres fermés en Belgique (loi Tobback en 1993) et à la fois les 35 ans de leur existence réelle puisque c’est en 1988 que le Centre 127 a vu le jour sur le site de l’aéroport de Bruxelles-National, à Melsbroek.

Afin de ne pas laisser passer ce triste anniversaire inaperçu, l’exposition « 30 ans de centres fermés » revient sur l’histoire de ces centres mais aussi celle des luttes qui s’y sont opposées.

L’exposition regroupe les travaux de plusieurs collectifs et artistes:

les enfants du Village du Monde, le collectif Krasnyi, le dessinateur Titom, l’artiste Céline Devos… ainsi que des témoignages de personnes détenues en centre fermé, recueillis par le collectif Getting the Voice Out.

Elle se tiendra à la Maison Folie du mardi 28/2 au dimanche 2/4.

– jeudi 30/3 à 18h: Vernissage
– samedi 1er avril entre 9h et 20h: rencontres et débats
– samedi 1er avril à 21h: scène open mic’

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