Journée internationale de lutte contre les violences policières.

Bruxelles 15/03/2026

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences policières, un millier de personnes ont pris la rue pour dénoncer une réalité que les autorités tentent trop souvent de masquer  la violence d’État tue, blesse et brise des vies, tandis que l’impunité protège encore largement ceux qui en sont responsables.
Dans la manifestation, les portraits des personnes tuées par la police étaient brandis bien haut, aux côtés de banderoles sur lesquelles leurs noms étaient inscrits. Chaque visage, chaque nom rappelait une histoire une vie interrompue, une famille plongée dans le deuil. Derrière ces noms, il y a des proches qui refusent de se taire et qui continuent, année après année, d’exiger vérité et justice face à un système qui protège les siens.

Tout au long de la marche, les familles et les collectifs ont pris la parole. Leurs voix, parfois brisées par l’émotion, portaient une colère profonde. Car derrière chaque mort, derrière chaque blessé, se dessine une mécanique bien rodée : des enquêtes interminables, des responsabilités diluées, des classements sans suite. Une machine institutionnelle qui transforme trop souvent les crimes policiers en simples incidents .

Mais la mobilisation a dénoncé aussi la répression qui s’intensifie aujourd’hui contre celles et ceux qui luttent. Manifestant·es, militant·es, vidéastes et photographes engagés  toutes celles et ceux qui documentent les violences et participent aux mobilisations sont de plus en plus ciblés. Arrestations arbitraires, intimidations, poursuites judiciaires, coups de matraque, nasses (ces dispositifs dits de confinement) ou encore gazages autant de pratiques qui visent à faire taire, décourager et isoler.

Dans les slogans comme dans les prises de parole, les politiques sécuritaires du gouvernement Arizona ont été vivement dénoncées. Pour de nombreux collectifs, ces politiques ne cherchent pas à protéger la population, mais à contrôler les quartiers populaires, à étouffer les contestations et à criminaliser les mouvements sociaux.

Dans la rue, la colère n’était pas seulement un cri de rage : c’était aussi une promesse. Celle de continuer à dénoncer, à documenter et à s’organiser. Car face à la violence d’État et à l’impunité policière, le silence n’est pas une option.
Tant que des familles devront enterrer leurs proches tués par la police, tant que des manifestant·es seront frappés pour avoir levé la voix, tant que la justice protégera ceux qui violent les droits les plus fondamentaux, la lutte continuera.

On n’oublie pas. On ne pardonne pas.

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Dominique Botte |Krasnyi Collective


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